Pourtant, certains, déjà convaincus de l’importance de l’enjeu, pèsent le pour et le contre avant de structurer leur espace-jardin. Dignes héritiers des anciens, ils savent, pour ne citer qu’un petit exemple, que tel végétal odorant planté au pied des fruitiers attirera certains insectes, prédateurs d’autres insectes dont les œufs infesteraient les fruits désirés… De tels « ponts » interactifs sont légion et forment la trame de la biodiversité.
Revu sous cet angle écologique, le jardin, profitant des associations « biodiversifiées », devient – sans pour autant en exclure un aspect esthétique - un champ d’application passionnant.
Mais le sujet est large et en dehors du grand ménage de base : renoncer aux traitements chimiques, au bétonnage des allées, aux plantations de végétaux exotiques inadaptés, la bonne volonté ne suffit pas. Il reste à se documenter via internet évidemment, mais aussi à travers des ouvrages simples et réalistes ( citons entre autres : « Mariages Réussis : associations écologiques au jardin d’ornement – éditions Terre Vivante »).